Vous êtes iciAccueil RégionLes éleveurs demandent une aide supplémentaire de 30 euros par brebis
Ovin

Les éleveurs demandent une aide supplémentaire de 30 euros par brebis

Après Bellac, la semaine dernière, c’est à Niort, mardi, que les éleveurs des Deux-Sèvres ont manifesté. La filière craint sa propre disparition sans une aide d’urgence qui a été demandée au préfet.

04 septembre 2008 Guy du Repaire Vu 1802 fois
Les éleveurs d’ovins ne baissent pas les bras. Ils défendront leur profession.

Les éleveurs d’ovins ne baissent pas les bras. Ils défendront leur profession. - © Guy du Repaire

C’est pour toutes ces raisons que je sollicite, monsieur le préfet, un dossier Agridiff que je me vois contraint de déposer dans les plus brefs délais. » Ce mardi, une centaine de courriers de ce type ont été remis en main propre au préfet par le président de la FDSEA, Patrice Coutin accompagné des présidents de la section ovine et des groupements de producteurs, Caveb, Adeds, Teldis. Il y avait dans ces demandes celles d’éleveurs venus manifester devant la préfecture, après, être partis en cortège de Parthenay. Mais aussi celles de ceux qui n’avaient pas pu se rendre à la manifestation organisée, deux jours avant la conférence européenne prévue à Bellac, les 4 et 5 septembre, en présence du ministre de l’agriculture, Michel Barnier. Sensibiliser les élus et l’opinion publique Cette mobilisation, fait suite à celle de la semaine dernière, au nord de la Haute-Vienne, pour sensibiliser élus et opinion publique, avant une autre échéance, en novembre, celle du conseil des ministres de l’agriculture où sont attendues des mesures en faveur d’éleveurs qui estiment que « la filière ovine est en grand danger ». Trois raisons expliquent cette mobilisation. La hausse des charges d’abord, et de l’aliment en particulier, avec la hausse du prix des céréales, qui ont fait grimper les coûts de production de 30 %. L’Institut de l’élevage évalue le coût de production des agneaux de l’Ouest à 6,3 euros par kilo de carcasse et à 7,8 euros par kilo avec la rémunération de la main-d’œuvre. Quant aux prix de vente, ils tournent autour de 5 euros par kilo, selon des éleveurs présents à la manifestation. Deuxième constat : les cours ne suivent donc pas ces hausses. Enfin, les aides ne suffisent pas à combler cet écart grandissant d’autant que les éleveurs ne peuvent plus bénéficier des CAD et des PHAE et qu’ils sont inquiets de l’avancée de la FCO. Malgré la professionnalisation du métier et l’augmentation de la productivité du travail qui atteint 600 à 800 agneaux par unité de main-d’œuvre dans les élevages spécialisés, le revenu des éleveurs est parmi les plus bas. En 2006, à moins de 6 000 euros par UTH, il a reculé de 32 % et en 2007, de 28 %. Cette année, la tendance sera confirmée, selon les comptes du ministère de l’agriculture. « Quand les trésoreries sont dans le rouge, que les exploitations ne sont plus viables, les éleveurs se voient dans l’obligation d’entrer dans la procédure des agriculteurs en difficulté », insistait Patrice Coutin. Une aide immédiate Jean-François Suprien se désole de « la succession de crises » qui menacent la pérennité de son exploitation de 74 hectares, à La Peyratte. « Je n’ai pas le choix. Je ne peux pas élever d’autres animaux que des brebis dans mes terres humides », expliquait-il. Sa conclusion est sans appel : « si c’était à refaire, je resterais ouvrier ». Le recul du nombre de brebis, accentue la part des importations de viande ovine dans la consommation française. Elle atteint 55 % aujourd’hui, après que, depuis vingt-cinq ans, la production ovine a perdu 62 % de ses éleveurs et près d’un tiers de ses brebis. Ces évolutions ont été rappelées par Jean-Louis Chamard, président de la section ovine. Une aide immédiate de 27 à 30 euros par brebis pourrait, selon lui, être de nature à enrayer la baisse de ces effectifs. Dans les régions de Poitou-Charentes et du Limousin, 200 000 brebis ont disparu en quatre ans. En un an, le cheptel deux-sévrien, évalué à 200 000 têtes, a baissé de 15 %, alors que ne cessent de le dire les responsables professionnels, « une production menacée de disparition, est une menace pour les territoires ». Daniel Gaillard, président de Teldis, craint pour l’ensemble de la filière : éleveurs, groupements, abattoirs, services techniques… « Il y a eu d’autres crises dans les années 1990, mais nous sommes si peu nombreux déjà aujourd’hui… », constate-t-il. Guy du Repaire
 
Des demandes précises Les éleveurs demandent : - une aide de 30 ? supplémentaire par brebis ; - le maintien des zones défavorisées simples ; - la prise en compte des distorsions de concurrence avec les viandes d’agneaux importés de l’hémisphère sud ; - la clarification concernant les règles d’étiquetage sur l’origine de la viande.
 

 

 
les adresses emails ne sont pas affichées dans les commentaires

Caractères restants - Le HTML n'est PAS accepté

Recopiez le code dans ce champ :
Code de sécurité anti spam charger un nouveau code

J'accepte les conditions d'utilisation *

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. AGRI 79 Informations se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises, qui n'engagent que leurs auteurs.

* = obligatoire !
Vous avez aimé cet article et vous désirez le faire connaître ?
Vous pouvez facilement intégrer un lien vers celui-ci sur votre site en copiant ce code :
Cet article vous a plu ?
Retrouvez, chaque semaine, toute l'information dans votre journal AGRI 79 Informations
Ne passez plus à côté de l'info : » Abonnez-vous

Droits de reproduction et de diffusion réservés © Copyright 2012 - Groupe Reussir AGRI 79 Informations.
Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.

 
 

Les vidéos

  • Chemin de fer
  • AREFA : le métier d'agent d'élevage porcin
  • Leçon de conduite en vidéo
  • Le point culture
  • Recrutement.
  • Interview
  • Interview Sébastien VIDAL
  • Section ovine
Plus de vidéos

Recherche par mots-clés

Les articles les plus...

la phrase de la semaine

« Donner aux populations pauvres et vulnérables une sécurité d’accès et des droits équitables à la terre et aux autres ressources naturelles est une condition fondamentale de la lutte contre la faim et la pauvreté »

a déclaré José Graziano da Silva, directeur général de la FAO.

Les derniers commentaires