Vous êtes iciAccueil Bovin viandeFièvre catarrhale ovine : il faut vacciner
FCO

Fièvre catarrhale ovine : il faut vacciner

Pour la FDSEA, les consignes sont claires, il faut vacciner. Les tarifs de vaccination doivent également être négociés et ce, en-dessous de 1,39 ? par bovin et 0,45 ? par petit ruminant.

03 juillet 2008 Patrice Fouché Vu 2630 fois
La vaccination est le seul moyen efficace pour protéger les animaux et maintenir en conséquence l’activité économique.

La vaccination est le seul moyen efficace pour protéger les animaux et maintenir en conséquence l’activité économique. - © DR

L’expérience sur les conséquences de la maladie chez les éleveurs de l’Est de la France, ne laisse planer aucun doute sur la nécessité de vacciner. Pour la FDSEA, les consignes sont claires : il faut vacciner. Le conseil d’administration de la FDSEA, qui s’est réuni le jeudi 26 juin aux Ruralies, a rappelé cette ligne syndicale. La vaccination est le seul moyen efficace pour protéger les animaux et maintenir en conséquence l’activité économique. Les vaccins seront disponibles pour environ 60 % de cheptel. Encore faut-il être capable de les utiliser dans les délais. Il serait très préjudiciable à l’ensemble de l’élevage deux-sévriens de laisser tomber la vaccination pour des raisons d’organisation ou de tarifs. C’est pour cette raison, que sous la pression de la FDSEA, un comité de pilotage FCO s’est réuni le 20 juin sous la présidence du préfet. Pour la FDSEA, les éleveurs doivent pouvoir vacciner eux-mêmes, en collaboration avec leur vétérinaire. Cette demande a deux intérêts : diminuer le coût de l’intervention du vétérinaire et surtout augmenter la capacité de vaccination sur le terrain. Pouvoir négocier les tarifs Concernant la tarification, la situation est la suivante. Le vaccin est gratuit, et compte tenu qu’il s’agit d’une vaccination non obligatoire, les tarifs de l’acte de vaccination sont libres. Chaque éleveur doit donc les négocier avec son vétérinaire. Sur ce point, les vétérinaires souhaitaient que le tarif de référence soit celui de l’arrêté préfectoral pour les animaux destinés à l’exportation, soit 28 ? pour la vacation, 1,85 ? par bovin et 0,60 ? par petit ruminant. La FDSEA s’y est fortement opposée. Pour la vaccination généralisée, non obligatoire, la FDSEA estime que les tarifs ci-dessus ne sont pas applicables. Ils doivent être négociés au plus bas afin que ne soit pas pris le risque de voir les éleveurs renoncer à la vaccination à cause d’un coût trop élevé. Les discussions ont abouti aux tarifs de référence suivants, pour les animaux, vacation à 28 ? 1,39 ? pour les bovins, 0,45 ? par injection pour les petits ruminants. La FDSEA a pris acte de la proposition ci-dessus, sans la cautionner car si l’éleveur aide son vétérinaire, des tarifs moindres doivent être appliqués. Le fait que la vaccination soit prise en charge par les pouvoirs publics à hauteur de 50 % ne doit pas être un argument supplémentaire pour augmenter les tarifs, bien au contraire, car lorsque la vaccination sera obligatoire et non aidée, ces tarifs devront être revus à la baisse. Patrice FOUCHE
 
La FDSEA en appelle à la raison - « Alors qu’on est au tout début de la vaccination, certains vétérinaires refusent la tarification hors export en demandent des tarifs largement supérieurs », déplore la FDSEA. Elle précise par ailleurs « qu’ils (certains vétérinaires) menacent les éleveurs de ne pas vacciner s’ils n’acceptent pas leurs tarifs ». La FDSEA juge l’attitude de ces vétérinaires « inadmissible ». Elle considère que : - Les tarifs ci-dessus « couvrent largement le coût de la vaccination » ; - « Ces vétérinaires font de la FCO un acte commercial, alors qu’ils devraient faire preuve de solidarité » ; - « Ces vétérinaires devront prendre l’entière responsabilité des conséquences d’une vaccination non généralisée » ; - « Ces vétérinaires n’ont pas à prendre en otage les éleveurs. S’ils ne veulent pas vacciner à ces tarifs, ils doivent permettre aux éleveurs de le faire eux-mêmes ». La FDSEA demande au préfet, à la DSV, à l’ordre des vétérinaires, d’intervenir « pour ramener les vétérinaires à la raison ».
 

 

 
les adresses emails ne sont pas affichées dans les commentaires

Caractères restants - Le HTML n'est PAS accepté

Recopiez le code dans ce champ :
Code de sécurité anti spam charger un nouveau code

J'accepte les conditions d'utilisation *

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. AGRI 79 Informations se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises, qui n'engagent que leurs auteurs.

* = obligatoire !
Vous avez aimé cet article et vous désirez le faire connaître ?
Vous pouvez facilement intégrer un lien vers celui-ci sur votre site en copiant ce code :
Cet article vous a plu ?
Retrouvez, chaque semaine, toute l'information dans votre journal AGRI 79 Informations
Ne passez plus à côté de l'info : » Abonnez-vous

Droits de reproduction et de diffusion réservés © Copyright 2012 - Groupe Reussir AGRI 79 Informations.
Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.

 
 

Les vidéos

  • Chemin de fer
  • AREFA : le métier d'agent d'élevage porcin
  • Leçon de conduite en vidéo
  • Le point culture
  • Recrutement.
  • Interview
  • Interview Sébastien VIDAL
  • Section ovine
Plus de vidéos

Recherche par mots-clés

Les articles les plus...

la phrase de la semaine

« Donner aux populations pauvres et vulnérables une sécurité d’accès et des droits équitables à la terre et aux autres ressources naturelles est une condition fondamentale de la lutte contre la faim et la pauvreté »

a déclaré José Graziano da Silva, directeur général de la FAO.

Les derniers commentaires